Antoine Salvadori, né à San Gregorio Parmense (Italie), fusillé à 24 ans

Contexte de la photographie : 15 novembre 1943, dans les locaux des Brigades spéciales des Renseignements généraux

Source : Archives de la Préfecture de police de Paris

Biographie

Antoine Salvadori est né le 13 juin 1920 à San Gregorio Parmense en Italie. Issu d’une famille antifasciste, Antoine Salvadori fuit l’Italie avec ses parents en 1927 pour s’installer en France. Il travaille comme ouvrier cimentier, puis comme mineur à Lens. En 1943, pour échapper au Service du travail obligatoire (STO), il rejoint Paris avec l’aide d’Eugène Martinelli, secrétaire régional de l’Union populaire italienne.

Sous le pseudonyme de « Tony », il s’engage activement dans la Résistance au sein des FTP-MOI dans le 3e détachement italien. En septembre 1943, il participe à une attaque à la grenade contre une maison de tolérance fréquentée par des Allemands. Le 12 novembre 1943, il est impliqué avec Rino Della Negra et Robert Witchitz dans une attaque contre un convoyeur de fonds allemand rue La Fayette, qui entraîne la mort d’un militaire allemand. Arrêté peu après, il est torturé lors des interrogatoires et incarcéré à la prison de Fresnes. Le 18 février 1944, Antoine Salvadori comparaît devant le tribunal militaire allemand. Condamné à mort, il est exécuté le 21 février 1944 au Mont-Valérien.

Avant son exécution, Antoine Salvadori écrit une lettre d’adieu à sa famille, témoignant de son courage et de son engagement : « Chers parents, je meurs avec le sourire aux lèvres, car je sais que ma mort n’est pas vaine. Je suis fier d’avoir combattu pour la liberté de la France et pour un monde meilleur. Ne pleurez pas, mais soyez fiers de moi. ». Il est reconnu « Mort pour la France » en 1945.

Auteurs : Emma Ferreira Vaz, Youssef Gannouchi, Gaëtanne Courtois, Syrine Mejri, Andrea Camilla Ollero Rojas de la classe de 2GT4 de l’année 2024-2025.

Dialogue imaginaire

La parole ou pensée du résistant imaginé par Maëlan DOS SANTOS FIDALGO, élève de 1MELEC de l’année 2024-2025 :
« Sans doute, un jour, la population apprendra la réussite de nos attentats et sera reconnaissante de tout ce qu’on a réalisé pour la France. Pleine de gratitude envers tous les membres du groupe Manouchian. Adieu très cher peuple ! Adieu mes parents adorés, dignes résistants antifascistes, bien avant ce terrible anéantissement. ».

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