Joseph Boczor, né à Felbosonga (Hongrie), fusillé à 38 ans

Contexte de la photographie : à la prison de Fresnes, au début de l’année 1944

Source : BundesarchivKoblenz [1]

Biographie

Joseph Boczor est né le 3 août 1905 à Felbosonga, en Hongrie, dans une famille juive. Il adhère aux Jeunesses communistes au lycée. Il étudie la chimie et devient ingénieur chimiste. Étudiant à Prague, il rejoint les Brigades internationales en Espagne.

Interné en France en 1939, il s’évade deux ans plus tard du train qui le déporte en Allemagne et rejoint les FTP-MO parisiens. Il prend alors le nom de Joseph Boczor (changé en Boczov par erreur de transcription), clin d’œil à un camarade de lycée. Il devient le chef du 4e détachement, celui des dérailleurs. Il organise de nombreux sabotages ferroviaires visant à perturber les convois militaires allemands. Il est arrêté le 21 novembre 1943, après une opération de sabotage à Paris. Son nom figure sur l’Affiche rouge avec la mention : « Juif hongrois, chef dérailleur, 20 attentats ». Il est fusillé au Mont-Valérien le 21 février 1944. Il est reconnu « mort pour la France » en 1972.

Auteurs : Maksym, Rifatul, Gabriel, Jordan de la classe de 2GT5 de l’année 2024-2025.

Dialogue imaginaire

La parole ou pensée du résistant imaginée par Lowrentz POLYNICE-CHINON, élève de 1MELEC de l’année 2024-2025 : « Je mène une vie que je n’ai pas choisie. Mes parents me manquent terriblement. Je les ai quittés très tôt dans une Roumanie tiraillée entre deux camps. Eux, ils ont sans doute été piégés par la délation antisémite, tandis que moi j’ai réussi à m’enfuir du train de la déportation. Le cœur serré de ne plus revoir les miens, je continue mon combat en mettant à profit mes connaissances les plus fines pour arrêter ces convois ignobles. Je stresse entre le doute et la peur, mais je ne regrette rien, ni mes actes, ni mon génie contre l’ennemi. Tout cela pour ma nouvelle patrie, la France.  »

Documents joints


[1Photo Boczov, Bundesarchiv, Bild 146-1983-009-11A

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