Marcel Rajman, né à Varsovie (Pologne), fusillé à 20 ans

Contexte de la photographie : à la prison de Fresnes, au début de l’année 1944

Source : BundesarchivKoblenz [1]

Biographie

Marcel Rajman est né le 1er mai 1923 à Varsovie en Pologne. Il arrive en France avec sa famille pour fuir l’antisémitisme. Après avoir obtenu son certificat d’études, il commence à travailler comme ouvrier tricoteur. Son père, militant communiste, est raflé en 1941 puis déporté à Auschwitz où il est gazé.

Très jeune, il s’engage contre le nazisme. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint la Résistance et fait partie dès 1942 du 2e détachement juif FTP-MOI parisiens sous le pseudonyme de « Michel ». Il participe à des actions contre l’armée allemande. Sportif et très bon tireur, il forme les nouveaux combattants dont Missak Manouchian. En juin 1943, il prend la direction de « l’équipe spéciale », chargée au sein des FTP-MOI des opérations les plus délicates, comme le 28 septembre 1943 à Paris avec l’attentat contre Julius Ritter, le colonel SS chargé du STO. Avec Célestino Alfonso et Léo Kneler, il le tue à Paris en sortant de chez son coiffeur. Cette action vise à frapper un haut responsable nazi impliqué dans la déportation de travailleurs français. En 1943, il est arrêté puis est jugé et condamné à mort. Il est fusillé le 21 février 1944 au Mont-Valérien. Les nazis utilisent sa photo sur l’Affiche rouge, avec la mention « Juif polonais, 13 attentats » pour faire passer les résistants pour des criminels et terroristes. Il est reconnu « Mort pour la France » en 1972.

Souvenons-nous de ses dernières paroles :
• « Je compte sur toi pour faire tout ce que je ne puis faire moi-même », dans une lettre à son frère Simon.
• « C’est que je t’aime plus que tout au monde et que j’aurais voulu vivre rien que pour toi  », dans une lettre à sa chère maman.
• « Je ne regrette rien de ce que j’ai fait. Je suis tout à fait tranquille et calme, je vous aime tous et j’espère que vous vivrez heureux », dans une lettre à ses tante, oncle et cousines.

Auteurs : Hannah, Yasmine, Ryan, Ahmed, Simon de la classe de 1STI2D1 de l’année 2024-2025

Dialogue imaginaire

La parole ou pensée du résistant imaginé par Mohamed DHOUIMER, élève de 1MELEC de l’année 2024-2025 :
« Je sais que je vais mourir, mais je n’ai aucun regret. J’ai combattu pour la Liberté, pour la Justice, afin que d’autres, de quelque religion qu’ils soient, puissent vivre en paix. Que mon sacrifice ne soit pas vain. Bientôt fusillé par ces terribles nazis pour avoir défendu la Liberté de mon peuple. Je n’ai pas peur, mais j’ai beaucoup de peine pour ma mère, ma sœur, ma famille, que je laisse derrière moi. Mon seul regret est de ne plus pouvoir continuer le combat, moi qui avais beaucoup d’espoir d’en finir avec cet holocauste. J’espère que mon sacrifice pourra servir à construire un monde sans haine !  ».

Documents joints


[1Photo Rajman, Bundesarchiv, Bild 146-1983-009-09A

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