Jonas Geduldig, né à Wlodziwiez (Pologne), fusillé à 26 ans

Contexte de la photographie : dans les Brigades internationales en Espagne

Source : Fonds Davis Diamant - Mémorial de la Shoah

Biographie

Jonas Geduldig est né le 22 janvier 1918 à Wlodziwiez en Pologne, dans une famille juive. Il entre très jeune au sein des rangs communistes. Face aux répressions, il quitte son pays pour la Palestine, où il rejoint son frère aîné. Prenant conscience du danger fasciste, il s’engage dans les Brigades internationales et est blessé au front.

Interné, il parvient à s’échapper et rejoint Paris. Il rejoint la MOI et s’emploie à saboter les machines des ateliers de confection ou de fourrures qui doivent travailler pour l’Occupant. Dès novembre 1941, il rejoint les organisations du Parti Communiste Français (PCF), qui assurent la protection lors des manifestations. En avril 1942, il intègre le 2ème détachement juif des FTP-MOI parisiens. Il participe à la lutte armée puis, en 1943, est affecté au 4e détachement des dérailleurs. Ce groupe, dirigé par Joseph Boczor, un ingénieur hongrois, comptait plusieurs résistants étrangers engagés dans la lutte contre les nazis comme Wolf Wajsbrot, un jeune combattant actif dans les actions de sabotage, et Thomas Elek, spécialiste des explosifs et des sabotages ferroviaires. Avec ces camarades, il participe à de nombreuses actions sur la ligne Paris-Troyes.

Jonas Geduldig est arrêté à son domicile le 17 novembre 1943 et jugé avec ses camarades. Cette arrestation conduira à son exécution le 21 février 1944 au Mont-Valérien. Il a été reconnu « Mort pour la France » en 1972. Fils d’ouvrier, destiné à travailler dans la mécanique, il a donné sa vie pour un pays qui n’était pas le sien : la France.

Auteures : Layna CAMARA et Jana JALLOT de la classe de 1STL de l’année 2024-2025

Dialogue imaginaire

La parole ou pensée du résistant imaginée par Sékou KONTÉ, élève de 1MELEC de l’année 2024-2025 :
« Face au danger fasciste en Espagne, j’ai acquis une sacrée expérience dans les Brigades internationales, très utile maintenant pour combattre les idées nazies qui me répugnent. Encore une dictature à abattre ! Je dois trouver tous les moyens de démanteler la Gestapo et la milice française. Heureusement, je fais partie d’un bon groupe de résistants, les FTP-MOI ! Mes connaissances en mécanique vont m’aider à les attaquer de l’intérieur, au cœur de leur petite suprématie. »

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